Après avoir été contraint d’avorter et reporter la première aventure de l’année ( Annecy – Lubéron ) pour cause de neige, nous décidons, avec mon comparse Monkgui, de prendre le train à Bourg – Saint – Maurice, direction la drôme.

Chargés avec le nécessaire du matériel d’itinérance, nous savons que le ciel ne sera certainement pas avec nous tout au long de notre progression. Arrivés à Aspres, nous passons la nuit au Camping – Gîte La Source à Saint PIerre d’Argençon. Excellent accueil, cadre idyllique et bonne bière pour se réchauffer l’esprit et les coeurs, avec des trombes d’eau qui ne nous épargnent pas.

Lendemain matin, départ pour les plateaux du Sud Vercors. Le mercure n’est toujours pas remonté, et nous ne risquons pas de prendre des couleurs aujourd’hui.

Après avoir essuyé plusieurs averses, nous enchaînons entre portages, longs pédalages et paysages mystiques. Vert, brut, sauvage, rocailleux par endroit, le spot ne laisse pas indifférent l’amateur de nature épargnée de toute (ou quasi) présence humaine.

Trempés, un peu refroidis, nous décidons de poursuivre jusque Châtillon en Diois, petit village charmant haut perché, qui lace le pied des premiers plateaux Vertacomicauriens. 15h00. Nous avons 1900 D + dans les pattes, mais l’objectif est d’aller dormir là-haut, sur les plateaux. L’orage arrive et commence déjà à nous laisser entrevoir une nuit venteuse. Consultation, réflexion, adaptation. La neige est encore bien présente là – haut, passer une nuit en altitude ne nous apportera pas grand chose. A contre cœur, direction la ville de Die. Nous prenons une chambre de gîte à la petite Auberge. Bien nous en prend. La nuit sera bestiale, dantesque, les éléments se déchaînent.  » Et bien les gars, vous avez fait le bon choix hier soir », nous dira un touriste croisé au détour d’une chocolatine le matin suivant.

Le départ de Die nous conduit à une ( très ) longue ascension jusqu’au spot bien connu des kiteurs, le Fond d’urle. Après avoir croisé quelques vautours, pas farouches, le paysage se découvre par de grandes étendues d’herbe parsemées de rochers avec juste un petit sentier qui se dessine en plein milieu.

Le paradis.

Pas de commerce d’ouvert, mais l’eau est excellente à toutes les sources et rivières que nous croisons.

Le pas de l’infernet sera notre dernier déplacement en dénivelé positif pour cette longue journée, en théorie. Le singletrail qui s’en suit, parfois vertigineux, n’en fini plus.

Nous découvrons plusieurs refuges en excellent état sur notre chemin, qui ne nous incitent toutefois pas à y rester passer la nuit.

Le temps et la température s’améliore. Nous tentons l’ascension du Col de la Bataille avec l’espoir d’y passer une nuit magique.

Bingo

Une falaise abrupte surplombant une verte vallée nous attend pour planter notre tente.

Espérons que la météo tiendra durant la nuit…

Les chaussons rapportés d’Ethiopie remplissent leur rôle d’après-vélo à merveille…
Bonne nuit à tous !

Le lendemain matin, lever aux aurores pour passer un dernier col, un singletrail de folie et laisser Guillaume atrapper son TER de 10h28 à la gare de Romans sur Isère…

A tout vite 🙂

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